Moi, Morgane stagiaire de 3e à la BU

Morgane a choisi la BU Sciences et Philosophie pour son stage d'observation de 3e. Récit d'une observation riche et active.

Façade de la BU Sciences et Philosophie - © Cyril Gabbero pour le SCD de Rennes 1
Pour la première fois, la Bibliothèque de Sciences et Philosophie a accueilli une stagiaire de 3e. Morgane Boulvais est élève au collège de Tinténiac et elle a choisi la BU Sciences et Philosophie pour faire son stage d'observation. Récit par l'intéressée d'une observation riche et active.

« J'ai réalisé mon stage de troisième à la BU Sciences et Philosophie de Rennes 1.
Vous voyez sûrement une bibliothèque comme un lieu où il y a des livres et des personnes qui les rangent avec quelques ordinateurs à disposition, et voilà, vous avez fait le tour de ce qu'on y trouve.
Évidemment je pensais comme vous il y a encore une semaine. Je vais vous prouver le contraire.
En une semaine, j'ai vu de nombreuses choses qui m'ont surprise et que je ne m'attendais pas du tout à trouver ici. Comme tous les services mis à votre disposition, tels que les ebooks ou les nombreux catalogues numériques, comme quoi tout n'est pas que papier !

J'ai aussi découvert la réserve du fonds ancien : c'est une sorte de sous-sol des livres de la bibliothèque dont peut-être vous ne connaissez pas l'existence.
Je vais vous en parler car ça m'a impressionnée, tous ces livres anciens stockés dans ces grandes étagères... car oui, certains datent du XVIe siècle. Ces livres précieux et souvent très abîmés sont dans une pièce parfaitement isolée et fermée à clé, à température très contrôlée. On peut identifier les imprimeurs de ces livres de l’époque en mettant une de leur page à la lumière, ce qui fait ressortir leur filigrane (comme par exemple un lion ou bien d'autres choses qui étaient leur marque de fabrique).

Ces livres, même très abîmés, sont quand même en bon état pour leur âge et les conditions de leur conservation jusqu'à maintenant. Cela s'explique grâce au papier chiffon de très bonne qualité avec lequel ils ont été fabriqués et dont la résistance est meilleure que celle du papier en pâte de bois d'aujourd'hui. Cette résistance s'explique aussi par leur reliure : autrefois on cousait les pages des livres alors qu'aujourd'hui on se contente de les coller.

Les autres livres juste trop abîmés qui ne peuvent donc plus être prêtés mais qui ont tout de même de la valeur sont également descendus en magasin. Ceux qui, par contre, n'ont plus de valeur car une nouvelle édition vient de paraître, sont jetés puis recyclés. Ce tri s'appelle le désherbage.

En parlant de couture, la chose la plus intéressante que j'ai pu observer ici est le travail de Christelle Allard. Elle répare les livres récents de moindre qualité dont la reliure se casse donc très rapidement. Elle procède de plusieurs manières, mais il y en a une particulièrement qui m'a attirée : celle de démonter les livres page par page en quelque sorte puis de les coudre par petits nombres pour former ce qu'on appelle des cahiers puis ensuite recoudre les cahiers ensemble au dos du livre, c'est un travail qui prend beaucoup de temps alors faites attention aux livres ! »